En juin pour le Festival de caves…

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La nuit juste avant les forêts

Texte de Bernard-Marie Koltes 

Mise en scène / Julien Barbazin
Scénographie & Lumière / Douzenel
Son / Antoine Lenoble
Collaboration / Jean Marie Carrel
Avec Julien Jobert

 Le jeune homme que fait parler Koltès, jeune frère de Rimbaud et de Genet, tente de retenir, en usant de tous les mots dont il dispose, un inconnu qu’il a abordé dans la rue un soir où il était seul, seul à en mourir. Il parle, il parle aussi frénétiquement qu’il ferait l’amour, il crie son univers : ces banlieues où l’on traîne sans travailler et où pourtant l’usine guette, ces rues où l’on cherche un être ou une chambre pour une nuit, ou un fragment de nuit, où l’on se cogne à des loubards partant à la chasse aux ratons, aux pédés, un univers nocturne où il est l’étranger, l’orphelin, et qu’il fuit en se cognant partout dans sa difficulté d’être et sa fureur de vivre.

La nuit juste avant les forêts est cette dernière parole juste avant la solitude et la mort.

« La Nuit, c’est comme un solo de Charlie Parker : à la fois très construit, très savant, et tenant de l’oiseau, du mystère de chanter dans la nuit. Un blues qui ouvre tout et qui garde ses secrets. »