Stabat Mater Furiosa

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Crédit

Mise en scène Julien Barbazin

Auteur Jean-Pierre Simeon

Musique Antoine lenoble

Avec Caroline Figuiera et Antoine Lenoble

Affiche Jean Marie carrel

Photo July Bretenet

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« Je rêve d'un texte qui règle son compte (non pas définitivement puisqu'on n'en finit jamais, du moins, radicalement) à l'homme de guerre, cet éternel masculin. Parole d'une femme, libérée autant qu'il se peut du dolorisme que lui assignent des conventions millénaires, parole dressée en invective brutale et sans rémission face à la merde (il faut ici un mot net et absolu) du meurtre perpétuel.  A d'autres le pathétique qui s'accommode de la fatalité. Je veux une parole comme l'effet d'une conscience excédée, noir précipité du malheur, de la raison et de la colère. Non pas un cri qui comble le silenœ sur les ruines mais qui accuse le vide. Seul l'excès d'une conscience à bout d'elle-même est à la mesure de ce défaut d'humanité qui depuis l'aube des temps donne lieu et emploi à la mâle ivresse de la tuerie. Je rêve d'une parole dont on ne se remet pas, non en raison de sa violence mais parce qu'elle porte en elle une évidence sans réplique. »

Jean-Pierre Siméon

Stabat Mater Furiosa est un cri de femme qui condamne sans appel la guerre.

Cette femme, cette guerrière, cette mère guerrière, cette femme guerrière, cette fille guerrière se met debout. Elle règle son compte une fois pour toutes à l’Homme de Guerre, face au monde. Stabat Mater Furiosa a été écrit non pour combler le silence assourdissant des ruines et des charniers mais pour accuser sans concession le vide laissé par le Dieu de la guerre. Elle condamne sans appel, parce qu’elle refuse en bloc, parce qu’elle porte en elle une évidence sans réplique possible : chacun est, a été ou sera, ce Dieu de la Guerre.

Ce n’est pas un coup de gueule, c’est une parole de poète. A l’heure où tout est présenté en aplat, où l’histoire se transmet par émotion, Une parole qui ne cède jamais au cynisme. D’emblée, on entre dans le verbe. Les cinquante minutes de ce texte sont très denses, puissantes : il y a peu de mouvements contraires. Il ne s’agit pas de dégager des espaces de réflexion ; il s’agit seulement de dire pour ouvrir un espace à discussion

Stabat Mater Furiosa est le refus. Le refus d’une femme, ravagée par la guerre, à comprendre son adversaire, l’homme de guerre. Sa voix est un cri vers la vie.